Retour sur le voyage d’étude organisé les 17 et 19 avril 2026 avec les étudiants de 3ᵉ année de l’École Nationale d’Architecture d’Agadir, sous l’encadrement de Madame Ihassane Toujgani, autour du thème « Le paysage comme infrastructure : entre héritage paysager et projets contemporains », dans le cadre du cours « Architecture et paysage ».
Pensée comme une mise en situation des notions abordées en cours, cette immersion pédagogique visait à amener les étudiants à appréhender le paysage comme structure urbaine, écologique, sociale et culturelle. À ce titre, Rabat offrait un terrain d’observation particulièrement riche, où se croisent strates historiques et urbaines, jardins patrimoniaux, grandes trames paysagères et projets contemporains.
Pendant deux jours, les étudiants ont été invités à lire la ville à travers ses continuités, ses ruptures et ses compositions paysagères, pour comprendre comment le paysage structure les espaces, accompagne les usages et nourrit le projet.
Les visites ont permis d’explorer des situations contrastées révélant les interactions entre paysage, formes urbaines, mémoire et dynamiques écologiques dans la fabrication de la ville. Elles ont aussi nourri une réflexion sur les relations entre eau, sol, végétal, formes bâties et pratiques sociales, en abordant le paysage comme matrice de composition, d’articulation et de transformation.
Au-delà du voyage, l’enjeu était surtout de former un regard : observer, comparer, nommer, discuter et comprendre les logiques spatiales à l’œuvre. Car apprendre le paysage, c’est apprendre à lire ce qui relie le bâti et le vivant, la mémoire et l’usage, l’échelle du corps et celle du territoire.
Cette expérience a rappelé que le paysage constitue une infrastructure vivante, capable non seulement d’organiser la ville, mais aussi de révéler les lieux et d’orienter des projets plus sensibles et plus durables.






